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Chronique rénovation : combien ça coûte ?

Il était une fois mon aspirateur central

Par Caroline Beauchamp

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Confrontée à un sujet de chronique disons, hum… terre-à-terre, je passe en mode intimiste. Tranche de vie.

— Caroline, l’aspirateur ne fonctionne pas ?...

J’entends la voix de la femme de ménage qui émane du sous-sol.

— Euh…

Je descends pour constater à mon tour que le boyau est bien en place dans la prise murale, mais que la machine ne démarre pas. Par chance, j’ai mon Electrolux vertical de secours et la tâche peut être accomplie. Toutefois, le problème reste entier. Peut-être que la cuve de l’aspirateur est pleine ?

Le soir venu, j’ausculte la bête. Je l’ouvre (c’est la première fois, je l’avoue) et pouf ! Un amas de poussière m’assaille sur-le-champ. Une bonne partie de ce qui a été aspiré depuis quelques mois envahit l’espace. Le nuage de fumée grisâtre flotte un temps dans l’atmosphère du sous-sol et se dépose sur le plancher, l’établi, la boîte du sapin de Noël, les skis… Super ! Et mes allergies à la poussière, alors ? Un sac n’aurait pas été de trop, il me semble. À quoi ont pensé les concepteurs de cette machine qui coûte plus cher qu’un aspirateur à chariot ?

Entre deux éternuements, je jette aux vidanges ce qui reste de poussière dans la cuve, je lave le filtre en mousse et je le fais sécher. Je branche le boyau. Aucune réaction. Il y a un bouton reset sur la machine. J’appuie. Je rebranche. Toujours le silence.

J’appelle un, deux, trois réparateurs. « Impossible de faire un diagnostic au téléphone, madame. » Aspirateur 911, le bien nommé, offre de venir chercher l’engin chez moi le lendemain et promet de me rappeler dans les 24 heures, pour 50 $. Comme cette politique semble être sensiblement la même partout, j’acquiesce. Un autre commerce me proposait d’effectuer l’autopsie sans frais si j’apportais moi-même le corps mort. Excellente opportunité d’économiser si vous êtes bricoleurs, mais très peu pour moi.

Comme prévu, je reçois l’appel de monsieur Nelson Beaulieu peu de temps après qu’il soit reparti de chez moi avec la machine. Son verdict : le moteur est brûlé.

— Pourquoi ?

— Difficile à dire.

— Est-ce normal ? Quel âge a-t-il ? (J’ai acheté la maison avec l’aspirateur dedans, alors j’ignore où il en est rendu dans son évolution de vie…)

— Oh, il a sans doute une douzaine d’années… C’est la durée de vie de ces appareils, plus ou moins…

Pour 300 $, il me propose un moteur remis à neuf garanti un an. Pour 500 $, un nouveau module au complet, de puissance et de qualité équivalente, me dit-il, mais qui vient avec un sac ! Yé ! L’installation et les taxes sont incluses.

À ce moment, commence ma quête de LA chose à faire.

1- D’abord, ai-je vraiment besoin d’un aspirateur central ?

2 - Et si oui, lequel et à quel prix ?

Un aspirateur central : pour quoi, pour qui ?

Qui n’a pas déjà pesté contre le chariot en passant l’aspirateur dans un escalier ? Ce sont les avantages incontestables du système central : légèreté et maniabilité. En outre, il peut être installé dans pratiquement toutes les habitations, y compris les condos, même dans les immeubles déjà construits.

Évidemment, en cas de déménagement, à moins d’exception, l’aspirateur reste sur place. C’est donc un investissement à faire seulement si vous envisagez de passer plusieurs années dans votre demeure et cela, même s’il rehausse quelque peu la valeur de votre propriété. Et si vous faites le grand saut, avant de vous débarrasser de votre modèle portatif, songez qu’il vous sera toujours utile pour faire le ménage de la voiture.

Côté efficacité, les systèmes centraux sont généralement plus puissants que les aspirateurs à chariots. Deux unités de mesure servent à en évaluer la puissance. L’airwatt mesure la puissance d’aspiration en tenant compte de la succion et du débit d’air de l’appareil. C’est l’unité la plus utilisée et celle dont vous parleront les vendeurs, même si certains estiment que le meilleur indicateur de la performance de l’aspirateur est la succion, qui se mesure en pouces d’eau (H20).

Il existe trois types d’appareils :

— Avec un filtre et sans sac (comme le mien…) ;
— Avec un sac jetable. C’est le même principe qui est employé dans les aspirateurs à chariots ou verticaux. Le filtre doit être changé une à deux fois par an. Un sac coûte environ 7 $ ;
— À sortie d’air extérieure, sans sac ni filtre (cyclonique). Les virus, les bactéries, le pollen, les acariens, la poussière et, si vous avez de jeunes enfants, les blocs Lego sont expulsés à l’extérieur de la maison à l’aide d’un conduit d’évacuation.

Les experts recommandent les appareils cycloniques si vous souffrez d’asthme, d’allergies ou de problèmes respiratoires. Si vous optez néanmoins pour un autre type d’aspirateur, l’utilisation d’un filtre ou d’un sac HEPA (absorption hautement efficace des particules) est efficace pour capter les fines particules soulevées lors de l’aspiration.



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